Locus amoenus 2017-2021
J’ai reconstitué quarante pages d’un album de photographies de ma famille de manière à évoquer le locus amoenus du Lac des pins où mes grands-parents ont vécu et où Marguerite venait voir sa sœur. Des dessins à l’encre composés à partir des photographies de mes archives familiales prennent la place des photos d’origine sur un album de 1930. J’explore ce qu’il advient de l’image lorsqu’elle est engagée dans un processus d’effacement matériel et historique. À travers cet intérêt que je porte aux archives familiales, on peut y percevoir la vulnérabilité travers l’amenuisement des traces. Je chercher à observer ou susciter un signal dans ces traces, de manière à les faire signifier dans leur effacement même.